<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154</id><updated>2011-04-21T21:02:07.628+02:00</updated><category term='Souvenir d&apos;enfance'/><title type='text'>souvenirs-souvenirs</title><subtitle type='html'>English : Souvenirs-souvenirs.blogspot.com is a souvenirs box, destinated to those who would like to anonymously deposit a souvenir of their childhood they never could deposit before because too intimate or perhaps too painful… French : Souvenirs.souvenirs.blogspot.com est une boîte à souvenirs permettant à ceux qui le souhaitent, de déposer anonymement un souvenir d’enfance impossible à dire en direct à quelqu’un car trop intime ou peut-être trop douloureux…</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>29</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-4872061658052130041</id><published>2009-02-04T10:44:00.002+01:00</published><updated>2009-02-04T10:47:45.072+01:00</updated><title type='text'>Anne (second témoignage)</title><content type='html'>Cher Monsieur,&lt;br /&gt;Je me félicite que la publication de mon témoignage n'ait eu lieu que ce mardi matin. Un stress intense s'est emparé de moi lorsque j'en ai pris connaissance. Je rencontrais mon thérapeute le soir avec immense soulagement.&lt;br /&gt;Mélange de parole libérée, parole à libérer, je suis parvenue à faire état de mes actes récents, de la lecture à l'écriture. J'ai pu m'approprier et m'exposer avec les mots d'A. Pulvar, les vôtres, les miens propres, ceux de mes réussites les plus récentes et les plus intimes. Beaucoup de "prise de risque" (sans risque, vous vous en doutez, mais ça, c'est l'avis que je vous prête sans pour autant être personnellement convaincue encore de sa véracité à cent pour cent), immense sanglot, ou souffle court, mais le cran d'avancer, d'écraser mes interdits, naviguant à vue en terrain métastable.&lt;br /&gt;Je suis sortie étourdie, grisée. Puis apaisée, envie de flâner dans le froid, la tête haute, sourire tranquille, j'avais gagné dix centimètres, j'avais vingt ans de moins, bien dans mon âge, dans mon corps, dans ma tête.&lt;br /&gt;Le ciel ne m'est pas tombé sur la tête : je dirais au contraire qu'il s'est élevé, éclairci. Mon espace vital a grandi.&lt;br /&gt;Je ne me leurre pas : la route est encore longue, mais l'avancée belle, tellement belle ! Quel magnifique signe d'encouragement !&lt;br /&gt;Merci&lt;br /&gt;Anne&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-4872061658052130041?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/4872061658052130041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/4872061658052130041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2009/02/anne-second-temoignage.html' title='Anne (second témoignage)'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-477128265835609408</id><published>2009-02-03T09:19:00.004+01:00</published><updated>2009-02-05T15:26:19.205+01:00</updated><title type='text'>Anne</title><content type='html'>La lecture de votre livre sur les souvenirs m'a amenée à visiter votre blog&lt;br /&gt;Merci de votre investissement à décrypter, comprendre, expliquer comment (dys)fonctionne l'humain.&lt;br /&gt;Avec toute ma sincérité&lt;br /&gt;Anne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 Ecole maternelle : merci mon chien&lt;br /&gt;Enfants rangés dans le couloir&lt;br /&gt;Souhait de plaisanterie&lt;br /&gt;Claque pour insolence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 4 ou 5 ans, j'étais à l'école. Dans le cadre d'une activité inhabituelle qui ne me revient pas aujourd'hui, nous avions été, filles et garçons, installés assis par terre, le long du couloir. Un gros tuyau allait d'un radiateur en fonte à l'autre dans le bas de notre dos. La maîtresse est passée dans le couloir distribuer à chacun un bonbon à l'anis.&lt;br /&gt;La maîtresse, contrariée, s'arrête devant un camarade et lui dit "Merci qui ? Merci mon chien ? "&lt;br /&gt;Un merci timide a dû sortir de sa bouche, mais je ne me souviens plus. Ce que je me rappelle, c’est ce que j'allais répondre, peu après, quand ce serait mon tour, fière de faire un trait d'humour, une blague, quoi.&lt;br /&gt;Une claque cuisante se fit l'écho du tac au tac de mon " merci mon chien ! ", une claque pour insolence.&lt;br /&gt;La maîtresse, directrice de l'école, était ma mère.&lt;br /&gt;Parole spontanée non comprise, rejet de l'idée que je peux avoir un comportement particulier, identifiable, non conforme à la norme établie. Je suis sortie du rang : ce n'était pas convenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 Noël en Suisse : 2° fer à repasser&lt;br /&gt;Déconvenue&lt;br /&gt;Pleurs&lt;br /&gt;Echange avec une cousine grâce aux oncle et tante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 5 ou 6 ans, j'étais en Suisse, chez mes grands parents paternels. C'était au Nouvel An, des cousins et cousines étaient présents avec leurs parents. Lorsque j'ai ouvert le cadeau de Noël offert par mon oncle et ma tante, déception et pleurs : un 2° fer à repasser !&lt;br /&gt;Je me souviens du sentiment de culpabilité engendré par ma mère qui refusait que je ne sois pas satisfaite, qui ne voulait pas m'entendre me plaindre devant les autres. La solution et l'écoute sont venues de ma tante qui, avec bienveillance, a proposé que j'échange mon cadeau avec celui d'une de mes cousines.&lt;br /&gt;Sentiment d'être trahie, abandonnée, par ma mère, d'être insignifiante à ses yeux : une autre qu'elle trouvait une solution d'apaisement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 Jeux derrière l'école&lt;br /&gt;Vélo sur les cailloux et chute&lt;br /&gt;Dinette dans l'herbe&lt;br /&gt;linge qui sèche&lt;br /&gt;Thérèse C.&lt;br /&gt;Vacances, parfois le mercredi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais enfant, les activités décrites ci-après ont pu se dérouler de l'âge de 3-4 ans vers l'âge de 12-13 ans.&lt;br /&gt;Derrière l'école (nous ne pouvions aller dans la cour goudronnée : c'était interdit par ma mère), je faisais du vélo dans le chemin caillouteux. Souvent je suis tombée, j'ai pleuré, les genoux en sang. L'eau oxygénée nettoyait, mais piquait tout de même, alors je pleurais fort, mais jamais je n'ai entendu de petit mot de réconfort, de compréhension : rien pour accompagner ma douleur, même si elle n'était que passagère et les plaies bénignes. Ce que je me rappelle, c'est la demande pressante de me taire, de ne pas pleurer : le refus de ma douleur.&lt;br /&gt;D'autres fois, le linge séchait sur les fils tendus sur la longue plage herbue (il ne fallait pas aller y jouer, dans le linge propre). Je jouais à la dinette avec la fille de la femme de ménage, de 2 ans mon ainée, la seule autorisée à venir jouer avec moi derrière l'école.&lt;br /&gt;C'était les vacances, ou certains mercredis. C'était des moments heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 Chute avec mon manteau blanc&lt;br /&gt;Manteau du dimanche&lt;br /&gt;Sortie exceptionnelle, lac de Genève&lt;br /&gt;Drame du manteau jamais mis devenu boueux en quelques secondes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 3 ou 4 ans, c'était un Dimanche. Mes parents sortaient peu mais encore de temps à autres, à cette époque : nous étions, endimanchés, au bord du lac de Genève. Mais c'était l'hiver. Et je suis tombée dans la terre (la boue peut-être ?) avec mon manteau blanc (du Dimanche !). Ce manteau que je ne mettais jamais. Et pourtant qui fut si vite sali !&lt;br /&gt;Déception de ma mère, reproches d'avoir chuté avec mon manteau blanc.&lt;br /&gt;Souvenir d'enfermement. Enfermement dans un système contraint par des règles (il ne faut pas …), enfermement dans ma tête : je suis tombée (et donc vexée de cet échec), mais la seule chose importante au yeux de ma mère, c'est la blancheur du manteau : rien d'autre n'est à retenir de cet épisode et si d'aventure un ressenti m'envahissait que j'aurais eu besoin d'exprimer quant à la chute, quant à la réelle valeur de la blancheur du manteau au regard de mon être, je le garde, je l'enfouis dans ma tête, je ne lui prête pas même des mots, je n'ai pas le droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 Cousin et cousines lors des fêtes&lt;br /&gt;Théâtre drôle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 4, 5, 6, 7 ans, pendant les "petites vacances", nous allions passer la journée chez mon oncle et ma tante. Il y avait mon cousin, mon frère, deux cousines, filles d'un autre oncle. Nous jouions dans la chambre de mon cousin : les garçons de 3 à 5 ans nos ainés, animaient des personnages, petites figurines diverses, derrière le bureau qui servait de castelet. Nous, les filles, nous riions bien volontiers et à gorge déployée.&lt;br /&gt;Pas de parents, moments libres et heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 Dimanches après-midi&lt;br /&gt;Cousin &lt;br /&gt;Théâtre de viol&lt;br /&gt;Atmosphère feutrée&lt;br /&gt;Insistance et tout à la fois délicatesse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 8, 9, 10, 11, 12 ans ? Cette même chambre, de nombreux dimanches après-midis, mon frère absent, travaillant à la maison, atmosphère feutrée, lieu de lecture des Astérix (il n'y en avait pas à la maison : première entorse au règlement !), une insistante délicatesse, a été le théâtre du viol.&lt;br /&gt;Vol de candeur, mise en jeu de ma complicité, de ma culpabilité, de ma responsabilité, de mon désir. Tout a été fait dans la douceur, la fermeté, l'insistance douce, l'engagement au silence, le secret que l'on ne dévoile pas parce qu'il entre dans le domaine des interdits réalisés au nez et à la barbe des parents. Je me trouve entraînée dans des séances répétitives, que je finis par solliciter, même. Quelle adresse ! La victime devient son propre bourreau, responsable de sa propre détresse !&lt;br /&gt;Rien n'était réellement désagréable : c'est d'autant plus difficile de s'affirmer victime, prisonnière de connaissances sexuelles que l'on enferme devant la famille, mais aussi devant les camarades de classe (filles ou garçons) avec lesquels les relations sont irrémédiablement faussées, et finalement inexistantes.&lt;br /&gt;En effet, comment converser, sans attirer l'attention, sur des sujets que l'on n'est pas sensé connaître, mais dont on a maintenant une expérience confirmée ?&lt;br /&gt;A la maison mon frère a, à son tour, tenté une approche : j'y ai répondu favorablement. De cela, je me sens coupable. Même si, trente ans plus tard, le thérapeute m'affirme que je suis la victime, que mes bourreaux ont usé de leur ascendance, de leur identité de "grand", et à ce titre de leur position de détenteur de la vérité (merci maman !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COMMENTAIRES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enfermement dans lequel je me suis isolée du monde qui m'entoure est aujourd'hui bien dur à percer. Je n'ai pas vécu car isolée du monde par ma mère. Je n'ai pas vécu car isolée du monde par moi-même. Par mimétisme aussi : ne pas déranger les voisins, ne pas faire de bruit, ne pas bouger, ne pas s'exprimer, se taire, se taire, se taire,                    SE TAIRE.                    Se taire et plaire, au moins à sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, lui plaire est si difficile ! Ce que je fais n'est jamais bien, toujours imparfait. Et pourtant, je cherche à lui plaire, encore aujourd'hui ! Tout au moins, la décevoir le moins possible, chercher une accroche, un compliment, un geste complice, une approbation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, lorsque je reste effacée, c'est d'abord pour écouter les autres, apprendre des autres, ce que je n'ai pas pu faire avant. Mais c'est aussi me mettre en retrait, me bâillonner un peu plus, alors que mon besoin est celui d'avoir des relations équitables. Je continue de m'isoler dans mon monde alors qu'il est grand temps de vivre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon fils est là, qui doit grandir, et que je ne peux brimer. Oh, oui, c'est évident, les manies maternelles ressortent, dès qu'elles le peuvent, ancrées en moi, engrammées, perturbantes, sources de violences (verbales, gestuelles), de conflits, tout ça pour …                                                                              ………RIEN.&lt;br /&gt;Et les collègues, avec lesquels tout est difficile, car rien n'est dit, car tout reste intériorisé, rien ne sort, rien ne transparaît, rien ne peut transparaître, rien ne doit transparaître. Tout ça pour quelques              RIENS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je m'ouvre, lentement, image noire, grise, anthracite, sorte d'œuf-fleur de béton et d'acier, chose noire, grise, sale, chose qui s'ouvre, lentement, assurément, difficilement, sans grincer, qui progresse, qui stagne puis avance encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma difficulté à parler, à dire, à m'exprimer, est certainement la même que celle de mes parents. Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Leur refus de prendre en compte mon histoire : lorsqu'un jour, il y a une vingtaine d'années, avec mon compagnon d'alors (avec lequel la relation amoureuse était particulièrement périlleuse), nous les avons acculés devant la vérité -enfin, une partie de la vérité : il était hors de question de sortir du cercle familial proche, de mon cousin il n'a pas été question-,&lt;br /&gt;- leur besoin de réenfouir très vite cette blessure inimaginable à peine exhumée,&lt;br /&gt;furent les témoins de leur incapacité à s'exprimer, à parler, à prendre du recul, à admettre que leur progéniture était sortie du "droit chemin". Déméritait-elle pour autant ? Ne nécessitait-elle pas, pour une fois, un peu d'empathie ?&lt;br /&gt;Fallait-il vraiment, là encore, ne chercher qu'à revenir sur un chemin délimité, tracé, connu de tous, sans ombre, sans piège, sans embûche, dicible et visible par le voisinage et la famille, dans lequel l'habitude guide nos pas, nous conforte dans une situation où nous n'avons pas à "agir", &lt;br /&gt;ou fallait-il attraper la balle au bond, prendre du temps, avoir le courage de sortir de sa "non action" et construire enfin quelque chose avec son enfant ?&lt;br /&gt;Pas une once d'intérêt pour ce qui venait d'être dit : un seul empressement à tout vouloir masquer, cacher, taire, soustraire à la vue et au su des autres : "personne d'autre n'est au courant ?" Là, l'attitude de mon père est clairement celle dans laquelle je m'étais fondue et continue de me fondre depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vécu longtemps avec l'idée que mes parents se moquaient bien de ce qui m'était arrivé, que certainement, ils préféraient mon frère, même si dans le même temps, je me persuadais qu'ils nous avaient éduqués avec les mêmes principes et qu'ils n'avaient pas réellement de préférence. J'ai très récemment interprété la réaction de mes parents : ils n'étaient pas prêts, ils ne sont pas prêts aujourd'hui encore, à affronter une situation qui les dépasse. Ils ne se sont pas rendus compte, ils ne se rendent pas compte aujourd'hui encore, que j'ai seulement survécu pendant 30 ans, et qu'un geste attentif, une parole compréhensive, le souci d'imaginer mon ressenti, quand ils ont su, m'auraient peut-être aidée à cheminer la tête haute dans la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-477128265835609408?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/477128265835609408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/477128265835609408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2009/02/anne.html' title='Anne'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-684510613494968525</id><published>2008-01-30T10:14:00.000+01:00</published><updated>2008-01-30T10:22:06.288+01:00</updated><title type='text'>Marie Christine R. 51 ans</title><content type='html'>MOUGINS le 27 décembre 2007 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Estrade,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je suis allée à la soirée des écrivains à Mougins en juin 2007, je ne pensais pas un instant rencontrer un psychanalyste. Peu de temps avant, j’avais perdu mon père en mai 2007 d’une maladie que je ne souhaite pas à mon pire ennemi : la maladie d’Alzheimer. J’étais donc encore à cette époque un peu fragile et j’avais sollicité l’aide d’un de vos confrères pour « passer le cap ». Quand j’ai vu le titre de votre dernier livre de l’époque en allemand « ces souvenirs qui nous gouvernent » j’ai été saisie de curiosité car j’ai toujours considéré que les souvenirs laissent des traces dans la vie. J’ai failli ne pas acheter ce livre, en me disant que ce n’était pas le moment étant donné les circonstances. Je me suis laissée convaincre car en tant que bon professionnel de la communication vous m’avez d’abord parlé de mon collier africain, avant de me parler du reste. J’ai admiré votre habileté de communicant sans toutefois considérer cela comme surfait. &lt;br /&gt;Aussi, je ne pouvais pas terminer l’année 2007 sans vous faire part des événements qui ont suivi cet achat. Pour terminer l’introduction et me présenter, je suis cadre infirmier enseignant, depuis ma sortie du diplôme d’Etat je me passionne pour tout ce qui concerne le fonctionnement du psychisme humain. C’est un long chemin, à la fois autodidacte et thérapeutique, qui m’a amené à découvrir que j’avais surtout envie de faire connaissance avec moi-même.&lt;br /&gt;Je reviens donc à l’objet de ce courrier : votre livre. J’ai joué le jeu des souvenirs en croyant avoir déjà suffisamment exploré mon être intérieur pour ne rien y découvrir (orgueil). Toute la partie théorique m’a fait une bonne révision synthétique et très claire. Par contre quelle n’a pas été ma surprise de constater dans l’antre de mes souvenirs et malgré ces années de thérapie, aucune présence de ma mère. Une des thérapies que j’ai effectuées a principalement travaillé sur la lignée maternelle (en psycho généalogie) et a mis à jour de grosses difficultés, mais je crois que je n’étais pas arrivée au stade du pardon, la mort de mon père et votre livre m’ont proposé de le vivre. Voila que tout d’un coup j’ai compris pourquoi j’avais été si mal après le décès de mon père. En effet, j’ai compris pourquoi je ressentais encore de l’agressivité envers elle, pourquoi elle m’avait laissé porter le fardeau de la maladie de mon père, pourquoi lors des derniers instants elle m’a obligé à me positionner pour que mon père ne souffre pas trop longtemps. J’ai compris que ce décès mettait à jour un problème beaucoup plus ancien que j’ai toujours eu avec elle. Cette découverte non seulement m’a été bénéfique, mais elle m’a permis de me sentir tout à fait mieux au point d’arrêter le soutien que j’avais sollicité. Même si cette version vous parait un peu trop idyllique, je crois qu’aujourd’hui, à la veille de revoir ma mère pour les fêtes, je vais enfin pouvoir vivre une relation apaisée avec elle. Je tenais à vous apporter ce témoignage, car je crois beaucoup, en tant que jungienne convaincue, qu’il n’y a pas de hasard et que les rencontres s’opèrent pour le plus grand bien de chacun.&lt;br /&gt;Inutile de vous dire que par la suite j’ai acheté « comment je me suis débarrassé de moi-même » pendant l’été. Celui là, je crois l’avoir relu au moins trois fois en y redécouvrant à chaque fois des choses différentes et surtout beaucoup d’écho par rapport à ma vie. J’ai largement prêté et conseillé la lecture de ce livre, et en particulier à une de mes collègues que j’avais sentis très mal et qui vient vous voir. Beaucoup de mes étudiants l’ont apprécié Une a même dit que « c’était mieux qu’une thérapie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous m’avez fait découvrir la pensée d’Adler. J’ai beaucoup lu Freud et Jung mais peu Adler, sur lequel il semble que vous ayez beaucoup travaillé pour écrire le livre des souvenirs. Auriez vous un ou deux livres à me conseiller ?&lt;br /&gt;Je serais intéressée par une réflexion autour de ces thèmes et pourquoi pas dans le cadre de conférences, échanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes bien de pauvres créatures qui se débattent comme elle peuvent et je crois que la chanson de Brassens illustre parfaitement mon propos « Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force, ni faiblesse, ni son cœur et quand il croit ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à vous de m’avoir à ce point touchée dans mon être profond. Votre expérience et votre culture sont un bien précieux pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Christine R. (51 ans)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-684510613494968525?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/684510613494968525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/684510613494968525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2008/01/marie-christine-r-51-ans.html' title='Marie Christine R. 51 ans'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-3540197360539609495</id><published>2008-01-03T07:46:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T07:49:13.293+01:00</updated><title type='text'>Anna à propos du pardon</title><content type='html'>Il me coûte énormément d'intégrer le concept du pardon. Les enfants de parents athées, tout comme ceux des parents religieux, traînons toute notre vie une sorte d'inflexibilité frappée au fer rouge. De là mon incapacité à pardonner certaines erreurs des parents qui marquent et gouvernent si profondément la vie d'un enfant...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-3540197360539609495?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/3540197360539609495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/3540197360539609495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2008/01/anna-propos-du-pardon.html' title='Anna à propos du pardon'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-9074095817988682247</id><published>2008-01-03T07:32:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T07:40:09.343+01:00</updated><title type='text'>Montse</title><content type='html'>Voici trois souvenirs qui m'arrivent d'Espagne où mon livre Ces souvenirs qui nous gouvernent vient de sortir. Les trois souvenirs ont été traduits avec l'aimable participation de ma traductrice offiicielle catalane Amalia Prat. On voit combien l'injustice peut avoir de conséquences néfastes pour un enfant.&lt;br /&gt;Patrick Estrade&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hola , acabo de leer tu libro , "Los recuerdos que gobiernan nuestra  &lt;br /&gt;vida". Me gustaria escribir los recuerdos que escribí cuando leí el  &lt;br /&gt;libro . He visto que en el blog todo está escrito en francés o  &lt;br /&gt;inglés , sin embargo yo soy catalana y te lo envio en castellano &lt;br /&gt;(español).Si hay algún problema ya lo traduciré , muchas gracias.&lt;br /&gt;Maria&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour, &lt;br /&gt;Je viens de livre votre livre (en langue espagnol) et j'aimerais vous transmettre les souvenirs que j'ai écris en le lisant. Je m'aperçois que le blog est en français ou anglais, mais étant catalane je vous l'envoie en castillan. S'il y a un problème, je peux vous le traduire. Merci beaucoup. &lt;br /&gt;Montse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RECUERDO 1&lt;br /&gt;Estoy en clase y me da mucha vergüenza hablar.Tengo miedo de que si  &lt;br /&gt;abro la boca , van a castigarme. Me estoy haciendo un "pipi" pero no  &lt;br /&gt;me atrevo a decirlo. Finalmente el pipi se me escapa .Las monjas me  &lt;br /&gt;castigan , me quitan las bragas , me suben en una silla en medio de  &lt;br /&gt;la clase con las bragas en la cabeza para que todas las niñas se  &lt;br /&gt;rieran de mi , y como ejemplo de  lo que no debe hacerse . Sólo tenia  &lt;br /&gt;cuatro años. Mis padres nunca se enteraron de esto .Este episodio ha  &lt;br /&gt;marcado mucho mi vida y a alimentado en mi complejos de  &lt;br /&gt;inferioridad , culpabilidad , no superados . Siempre he creido que  &lt;br /&gt;soy la oveja negra de la familia , no digna de tener amigos . Durante  &lt;br /&gt;muchos años me cuesta mucho relacionarme y conservar amistades.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;PREMIER SOUVENIR&lt;br /&gt;Je suis en classe et j'ai honte de parler. Je crains que si j'ouvre la bouche on ne me punisse. J'ai envie de faire pipi mais je n'ose pas le dire. Finalement, je le fais dans ma culotte. Les bonnes soeurs me punissent: elles enlèvent ma culotte, me font grimper sur une chaise au milieu de la classe en me calant la culotte sur la tête pour que toutes les autres petites filles se moquent de moi, et comme exemple de ce que l'on ne doit pas faire. Je n'avais que quatre ans. Mes parents ne l'ont jamais su, Cet épisode a profondément marqué ma vie et a alimenté en moi des complexes d'infériorité et de culpabilité non surmontés à ce jour. J'ai toujours cru être la brebis galeuse dans ma famille et de ne pas être digne d'avoir des amis. Depuis de longues années j'ai des problèmes de relation et il me coûte de conserver les amis.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;RECUERDO 2&lt;br /&gt;El dia de los reyes magos en mi casa es un dia mágico.Mi padre , que  &lt;br /&gt;es como un niño , disfruta mucho este dia. Le encanta hacer  &lt;br /&gt;regalos .Pero vamos a casa de nuestra tia abuela que es madrina de mi  &lt;br /&gt;hermana pequeña y cada año le trae un regalo muy bonito.A mi , en  &lt;br /&gt;cambio , me regala algo muy pequeñito y feo .Pienso que es injusto ,  &lt;br /&gt;es el dia de reyes y no tendria que haber diferencias .Me siento no  &lt;br /&gt;querida, es evidente que hay preferencias . Sin embargo , nunca se me  &lt;br /&gt;ha ocurrido quejarme.Mis padres tampoco dicen nada al respeto.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;DEUXIÈME SOUVENIR&lt;br /&gt;C'est le jour des Rois, jour magique à la maison. Mon père, comme un enfant, est vraiment ravi ce jour-là. Il adore faire des cadeaux. Mais plus tard on va chez une vieille tante qui est la marraine de ma soeur cadette, à qui chaque année elle fait un beau cadeau. Par contre, à moi, elle m'offre quelque chose d'insignifiant et pas du tout plaisant. Je pense que c'est injuste, c'est le jour des Rois et il ne devrait pas y avoir de différences. Je me sens mal aimée, les préférences sont évidentes. Néanmoins, je n'ai jamais osé me plaindre. Mes parents non plus ne se prononcent pas à ce sujet.     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RECUERDO 3&lt;br /&gt;Cuando tenia diez años se murió mi abuela materna.Era la única  &lt;br /&gt;abuela que habia conocido y la queria mucho.Yo queria ir a su  &lt;br /&gt;entierro pero no me dejaron ,tampoco me dejaron despedirme de ella .  &lt;br /&gt;Yo me sentia mayor y madura pero mis padres no lo consideraron así ,  &lt;br /&gt;para ellos fue un tabú , nunca hablamos de ella y yo estuve muchas  &lt;br /&gt;noches soñando con ella.Tuve la sensacion de tener algo pendiente .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;TROISIÈME SOUVENIR&lt;br /&gt;J'avais dix ans lorsque mourut ma grand-mère maternelle. C'était la seule grand-mère que j'aie connue et je l'aimais beaucoup. Je voulais aller à son enterrement mais on m'en a empêchée, et je ne pus non plus aller lui dire au revoir. Au contraire de ce que pensaient mes parents, je me sentais adulte et assez préparée, mais eux considéraient la mort un tabou, jamais on n'en parlait. Pendant très longtemps j’ai rêvé d'elle et j’ai eu l'impression d'avoir laissé quelque chose d'inachevé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-9074095817988682247?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/9074095817988682247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/9074095817988682247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2008/01/montse.html' title='Montse'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-8177429118080782696</id><published>2007-04-16T08:44:00.000+02:00</published><updated>2007-04-16T08:46:04.616+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Souvenir d&apos;enfance'/><title type='text'>Ginette</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;je souhaiterais déposer dans le blog un souvenir resté très présent dans ma mémoire depuis l´age de 5 ou 6 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une partie de jeux agréable avec une petite fille de 4 ou 5 ans,une partie de cache-cache est décidée,je crois. Je décide de me cacher dans un tas de gros troncs d´arbres amoncelés prés de la maison de ma copine, pas loin de ma maison,mais aussi situé prés d´un étang qui se trouve entre les deux maisons.&lt;br /&gt;Je reste dans mon trou contente me semble t-il de ne pas être trouvée dans ma cachette.  La nuit arrivant,maman m´appelle,je l´entends et je ne bouge pas l´histoire finit ainsi: tout le village finit par être en recherche car on a peur que je ne me sois noyée dans l´étang.&lt;br /&gt;Je ne bouge toujours pas, au fur et a mesure que le temps passe,je sens l´anxiété de tous y compris de ma mère, mais je ne sais plus : jeu, panique, peur, que s´est-il passé en moi ?&lt;br /&gt;Enfin une dame que je considérais comme ma 2ième maman,je l´aimais beaucoup et elle me gâtais beaucoup, a vu mes yeux brillants dans le noir et est venue&lt;br /&gt;jusqu´a ma cachette pour me prendre dans ses bras et me consoler.&lt;br /&gt;Je crois que si elle ne m´avait pas défendu j´aurais eu une sévère correction par ma mère (mon père est décédé quand j´avais 3 ans).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-8177429118080782696?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/8177429118080782696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/8177429118080782696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2007/04/ginette.html' title='Ginette'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-116757926064423140</id><published>2006-12-31T16:30:00.000+01:00</published><updated>2006-12-31T16:34:36.330+01:00</updated><title type='text'>Pouvoir me débarrasser de ce pesant fardeau</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis une personne adulte traînant une mélancolie chronique. Néanmoins, mes proches me considèrent équilibrée, sensible et solidaire. Or, j’ai de tout temps la sensation que ma mélancolie pathologique ne provient pas de mon moi profond, de ma manière d’être, mais d’une quelconque autre raison étrangère à moi. À une époque, j’aurais voulu pouvoir me débarrasser de ce pesant fardeau qui m’ankylose à travers une psychanalyse, mais j’ai toujours attendu que l’occasion se présente spontanément au lieu d’aller la chercher. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, à ma cinquantième année, l’intérêt pour savoir d’où me provient cette mélancolie maladive m’habite de nouveau, d’abord pour savoir si elle peut s’expliquer ou d’une façon ou d’une autre s’estomper ; ensuite, pour savoir si elle est à l’origine de mes troubles présents.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Je vous raconte deux de mes souvenirs les plus traumatisants, dans l’espoir qu’ils puissent vous intéresser suffisamment pour me conseiller.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais pas encore trois ans lorsque ma mère a décidé de m’emmener à l’école, malgré l’objection du centre qui ne prenait pas des enfants mineurs de trois ans. Dans les années 50, les crèches n’existaient pas dans mon petit village des Pyrénées. Finalement, le centre scolaire a accepté, et je me revois dans mon souvenir, la main dans la main de ma mère, devant un immeuble carré, énorme, et une douzaine de marches à grimper qui me parurent terrifiantes. Il faisait froid. Je tenais sagement la main de ma mère et je sentais mon cœur battre très fort dans ma poitrine, et une angoisse croissante en attendant que les portes s’ouvrent. J’espérais qu’un miracle ou une débâcle se produise pour que je ne doive pas rentrer dans cet endroit. Mais ma mère s’est retirée et m’a laissé au milieu d’un petit groupe d’enfants du même âge. La maîtresse nous a fait entrer, j’ai du escalader littéralement un pupitre sali et taché, devant nous s’élevait un tableau noir immense, et une enseignante pas gentille et à la voix nasillarde nous a demandé d’ouvrir un livre jaune qu’elle a mis devant chaque élève, avec des images enfantines en couleurs et de grosses voyelles noires qui semblaient me sourire, unique image apaisante de la journée, (peut-être précurseur de ma passion pour les lettres plus tard).&lt;br /&gt;Les deux cours passés dans cette classe, je me les rappelle également mornes, gris et angoissants, et les images et les sensations qui me reviennent sont toujours aussi oppressantes, hormis le moment de la récréation, où un grand nombre d’élèves, filles et garçons, courraient après moi pour les « divertir » avec mes jeux originels, courageux, parfois empreints de bravades…&lt;br /&gt;De ma scolarité dans ce centre jusqu’en sixième, je n’en garde que des mauvais souvenirs. Je fus un pitre et un cancre, seules échappées pour moi à une éducation répressive et incompréhensible en tous sens. J’en ai toujours voulu à ma mère de m’avoir conduite à l’école avant l’âge, ayant en plus une sœur aînée d’un an, élève modèle, et un frère aîné de dix ans, frère archi-modèle. Je n’oublierais jamais les humiliations vécues.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième souvenir est peut-être cliniquement plus traumatisant, bien que personnellement plus bizarre et incompris, mais dans un premier moment moins angoissant. C’est un abus sexuel que j’ai subi à l’âge de 11/12 ans, comme tant de fillettes en subissent…  Je ne vous dispense pas des détails : attouchements grossiers, de la part d’un oncle, sur mes seins naissants et mon sexe qu’il blessait, bousculades dans l’escalier avec baisse de culottes et enfouissement de sexe par derrière, lèvres endolories, mordues et forcées a entrouvrir…&lt;br /&gt;Cela a duré deux ans, et mon sentiment en tout moment a été d’incompréhension, de dégoût, de timide repoussage (il s’agissait d’un adulte, quelqu’un de ma famille, censé m’aimer et m’éduquer), de refoulement quant à expliquer cela à personne. Je ne l’ai fait que bien d’années plus tard, au cours d’entretiens entre femmes, étonnée de voir qu’un grand nombre d’entre elles faisaient partie de ce groupe silencieux et soumis de fillettes ayant subi abus.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je pourrais bien en chercher un troisième moins douloureux, comme vous le conseillez dans votre livre. Peut-être serait-il le jour où j’ai découvert en plein mois d’août le goût des framboises cueillies en haute montagne, et où il m’a semblé qu’inconsciemment je déclarais, ravie, que rien que pour ce goût-là la vie valait la peine d’être vécue ; ou bien lorsque pour la première fois on m’a offert une poupée en drap presque aussi grande que moi. Il me vient encore à l’esprit le plaisir que j’ai pris à l’embrasser, la mettre dans mon lit, lui raconter à l’oreille mes problèmes enfantins... Je devais avoir six ans, et cet extraordinaire cadeau me revenait pour me consoler d’une chute presque mortelle dans la rivière, alors que je défiais les copains à grimper aussi haut que moi la rampe qui nous séparait d’elle.  &lt;br /&gt;Merci&lt;br /&gt;A.P.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-116757926064423140?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116757926064423140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116757926064423140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/12/pouvoir-me-dbarrasser-de-ce-pesant.html' title='Pouvoir me débarrasser de ce pesant fardeau'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-116706371673730669</id><published>2006-12-25T17:21:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T17:21:57.066+01:00</updated><title type='text'>Je n'ai jamais parlé de ce qui m'était arrivé</title><content type='html'>Bonjour à vous,&lt;br /&gt;  Quand j'avais 5 ans, avec une petite voisine, nous nous sommes déguisées en nous maquillant, rouge à lèvres , fard sur les paupières et talon aiguille que nous avait prêtées la maman de ma petite camarade. Sur l'instant, ma mère n'a rien dit mais en tant qu'enfant j'ai lu dans ses yeux comme un début d'orage. Je ne comprenais pas puisque je voulais qu'elle  m'admire et que je me pensais jolie.&lt;br /&gt;  Dès que la petite fille est repartie ma mère m'a attrapée par les cheveux en vociférant en arabe. Puis elle m'a jetée à même le sol de la chambre et m'a déflorée à coup de talons aiguille. Je précise que ces talons était hauts, pointus,  la pointe en fer comme on les faisait à l'époque. Elle m'a rouée de coups et mes hurlements ont fait accourir ma soeur ainée T. qui s'est mise à hurler en voyant le sang qui coulait entre mes jambes. D'instinct, elle a compris que c'était grave et que ma mère risquait de me tuer à coups de talons.&lt;br /&gt;  Ma soeur n'avait que 2 ans de plus que moi, mais elle a perçu que mère n'était pas dans son état normal. et a réussi à la tirer en lui criant qu'elle allait me tuer. Ma mère est sortie de la chambre en me traitant de saloperie de pute. A l'époque je ne savais pas que ce geste avait comme signification ultime parce que dans notre culture tout ce qui concernait l'entrejambe des femmes était nié et tu.&lt;br /&gt;  De ce jour; ma mère m'a maltraitée avec une rare violence, en me passant à l'eau froide ou à l'eau chaude. Elle m'enfermait aussi sous un escalier des jours entiers à tel point que je perdais la notion du temps. Elle ne me donnait à manger que le strict nécessaire, un bout de pain dur avec de l'eau. Parfois la nuit elle descendait cet escalier sur lequel elle restait assise. Moi j'essayais de ne plus respirer; de ne plus bouger; de faire comme si j'étais morte. En réalité je pense que je l'étais.&lt;br /&gt;  La maltraitance a perduré jusqu'à ce que mon frère B. en parle à l'école. J'ai été placée à la DASS.&lt;br /&gt;  Je n'ai jamais parlé de ce qui m'était arrivé. Je lis beaucoup et si j'ai lu moult histoires de viol, je n'ai jamais rien lu qui ressemble un tant soit peu à ce qui m'est arrivé. Et pourtant j'ai lu beaucoup de livres sur les camps de concentration, le non de Klara, l'Oiseau Bariolé de JerZy Koscinsky et j'en passe. Mais jamais je n'ai retrouvé cet acte barbare et primaire.&lt;br /&gt;Voilà ce que je tais depuis toujours mais je ne voudrais mourir dans ce silence.&lt;br /&gt;Merci de m'avoir lue.&lt;br /&gt;S.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-116706371673730669?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116706371673730669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116706371673730669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/12/je-nai-jamais-parl-de-ce-qui-mtait.html' title='Je n&apos;ai jamais parlé de ce qui m&apos;était arrivé'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-116123822310965493</id><published>2006-10-19T08:04:00.000+02:00</published><updated>2006-10-19T08:10:23.216+02:00</updated><title type='text'>These Memories That Govern Us - News</title><content type='html'>About the book&lt;br /&gt;These Memories That Govern Us&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces souvenirs qui nous gouvernent &lt;br /&gt;by Patrick Estrade &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Our memories are a fundamental component of our personalities. They are the benchmarks of what we’ve lived through that accompany us throughout our entire lives, and even sometimes unconsciously make our most important decisions for us. We all have millions of memories tied to different events, meetings, places, ambiances, etc. They are there, engraved in our emotional memory’s hard drive and reappear because of a scent, a loosened cobblestone or during an evening out with friends or family when someone inevitably asks " Do you remember when… ? ". There is a direct link between the past of the memory and the present we are living. Patrick Estrade opens a completely original path towards self-enlightenment by proposing a method for interpreting memories. He argues that we don’t remember things haphazardly. Whether happy or painful, our memories reveal who we are. They speak to us, particularly those from our childhood, but we don’t hear them. In order to evolve as humans, he feels strongly that we need to open the door to our memories in order to liberate the energy and strength of the life that is imprisoned within.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Estrade studied at the Analytical Psychology Institute in Berlin. He is both a psychologist and psychotherapist, and is the author of a dozen works including Comment je me suis débarrassé de moi-même, which appeared in 2004 as part of the "Réponses" imprint. While living in Nice, he shares his time between his private practice, writing, conferences and workshops that he organizes throughout Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Number of pages: 288 &lt;br /&gt;Publication in France: March 2006&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rights sold: Germany (Goldmann Verlgag) and Italy (Sperling &amp; Kupfer)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Do you wish to organize a conference or a workshop in your city or your country, so contact Patrick Estrade at : pg.estrade@free.fr&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-116123822310965493?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116123822310965493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/116123822310965493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/10/these-memories-that-govern-us-news.html' title='These Memories That Govern Us - News'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115942998093924402</id><published>2006-09-28T09:46:00.000+02:00</published><updated>2006-09-28T09:53:21.823+02:00</updated><title type='text'>Je m’accroche à mes souvenirs</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;  J'ai trouve très intéressant l'article sur le site de Psychologies-Magazine (sept 2006) "A quioi servent nos souvenirs, et j'ai aime lire les souvenirs sur votre blog.&lt;br /&gt;  Mes souvenirs d'enfance sont, je dirais, primordiaux pour moi... je m'accroche a eux, je suis terrifiee a l'idée que j'en oublie un seul. J'ai vécu une enfance extraordinaire et à l'âge de 16 ans, puis 18 ans, j'ai perdu mes deux frères (j'ai aujourd'hui 27 ans). Je suis maintenant toute seule, je ne peux donc plus me remémorer mes souvenirs d'enfance avec eux et je sais que dans 10 ans, il ne me restera plus grand chose. De moins en moins d'histoires à raconter a mes enfants ou a mes petits enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes deux souvenirs préférés :&lt;br /&gt;  1. Lorsque je devais avoir 8 ans, mon grand frère de 10 ans et deux de ses copains voulaient "voler" des fils électriques de l'EDF pour faire des scoubidous. Nous habitions derrière l'EDF, ils avaient des bobines géantes de fils juste contre notre barrière. Ils suffisait d'escalader la barrière, se laisser tomber sur la bobine, couper une section du fil avec un couteau suisse et tenter de se re-hisser chez nous sans tomber de la bobine parce qu'elles etaient gardées par des chiens méchants.&lt;br /&gt;  Mon frère et ses amis ont donc fabriqué un systeme avec du bambou et de la ficelle pour me hisser car j'étais la plus légère. Je suis celle qui a ramène à tout le monde des mètres de fils à scoubidou. Je me souviens d'avoir été si fière, si aventurière, si héroïque ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  2. Lorsque j'avais 14 ans, un soir, mon petit frère de 10 ans et moi avions demandé l'autorisation à mes parents de dormir dans le pavillon "pour les amis/invités" qui se trouvait à l'écart de la maison mais dans le même jardin. Nous n'avons pas dormi de la nuit bien entendu! Nous avons fait les fous, rigolé à en avoir mal au ventre. Je ne me souviens plus de ce qui nous faisait tellement rire ou des bêtises mais je me souviens d'une phrase qu'on chantait a tue tête et en boucle "un ptit couillon marche sur le tronc, un ptit couillon, un ptit couillon"! Je ne peux raconter ce souvenir à personne car ca ne fait rire que moi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Voilà... merci de m'avoir lue :-), merci aussi de m'inscrire à votre lettre d'information et de mettre mes souvenirs sur votre blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;France&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115942998093924402?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115942998093924402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115942998093924402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/09/je-maccroche-mes-souvenirs.html' title='Je m’accroche à mes souvenirs'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115606647069035649</id><published>2006-08-20T11:34:00.000+02:00</published><updated>2006-08-20T11:34:45.093+02:00</updated><title type='text'>kimmy 3</title><content type='html'>De ce que je me rappelle, mon enfance ne fut pas très joyeuse et choyée, j'étais timide et solitaire, une famille plutôt chacun pour soi, un père souvent absent (pour le travail), une mère débordée et souvent en colère. Mes cousins et cousine me faisaient beaucoup de misère, ils me prenaient mes choses, me provoquaient et même me déshabillaient pendant que je dormais. Le matin ils me racontaient ce qu'ils avaient fait, à quel endroit se trouvaient mes grains de beauté, ils m'épiaient chaque fois je prenais un bain, etc. Une fois, ma cousine qui avait trois ans de plus que moi a même touché mes endroits intimes. Mais le plus grave, c'était avec mon grand-père. Quand j'avais neuf ans, il a baissé mon pantalon de pijama pour introduire un suppositoire sous le prétexte que j'étais constispée. Je ne sais pas ce qu'il a fait avec mon corps pendant que je dormais, mais je trouve que son geste était déplacé, car il l’avait fait sans rien me dire et sans savoir si j'étais d'accord ou non. Toutes ces misères, je n'avait personne pour les confier et m’en décharger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115606647069035649?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115606647069035649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115606647069035649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/08/kimmy-3.html' title='kimmy 3'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115579688741437789</id><published>2006-08-17T08:35:00.000+02:00</published><updated>2006-08-17T08:41:33.496+02:00</updated><title type='text'>Christelle</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;  Je ne vous connais pas mais je sens que je peux vous faire confiance. Il est 5h du matin et je viens d'achever avec une certaine avidité votre livre "Comment je me suis débarassé de moi-même". Celui-ci s'est révélé être une réponse à beaucoup de mes interrogations sur ce que je suis. Mais par dessus tout, votre livre à mis des mots sur mes maux et sur ce que je viens de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je suis une jeune femme de 33 ans, actuellement sans emploi, je vis à S dans l'oise et je partage ma vie avec une personne depuis 7 ans. Nous n'avons pas d'enfants ensemble, lui est déjà père d'un petit garçon de 8 ans, il a 30 ans. Je ne sais pas pourquoi je vous précise ces quelques détails mais ils m'apparaissent importants pour la suite. Ma vie de couple est sans nuages, nous nous entendons bien mais nous n'avons plus de vie sexuelle depuis 3 ans...Je sais qu'il m'aime éperdument et n'imagine pas me quitter, en tous cas il ne m'en parle pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Pourtant j'ai ressenti le besoin il y a 2 ans 1/2 de vivre une double de vie avec un de mes collègues de travail de l'époque. Je sortais d'un viol sur la voie publique, j'avais besoin d'exister sans doute... Mais quelque part, j'ai refusé de toutes mes forces cette relation que je savais stérile et qui ne répondrai pas à mes besoins. Pourtant, je n'ai pu m'empêcher de la consommer. J'avais fini par dire que je m'installerais avec lui dès que possible.&lt;br /&gt;  Cette personne était devenue mon meilleur ami, mon binôme commercial.Tout allait bien ainsi et puis il est devenu mon amant dans un premier temps. Cette personne m'avait confié auparavant qu'il était malade d'une mutation génétique irrémédiable connue de tous, la myopathie. Cette maladie dégénérescente du système neurologique et musculaire. Il en existe plusieurs versions et cette personne était touchée par l'une d'elle dont la dégénérescence est très longue. Il ne portait que quelques stigmates physiques presque invisibles si on ne le savait pas. Mais cette maladie entraîne de nombreux interdits (pas d'enfants puisque transmissible, il ne restait que la FIV avec toute la lourdeur que cela incombe) mais aussi de nombreux examens toutes l'année pour lui avec l'inquiètude qui va avec, des problèmes de santé, alimentaires... J'ai 33 ans, je voulais un enfant rapidement,par voie normale. Avec le viol, je voulais un enfant de l'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  C'était trop pour moi, je ne me sentais pas capable de supporter tout çà, surtoutavec l'agression en amont. Mais j'en suis tombée amoureuse,passionnémént. Très vite, la maladie s'est mise entre nous, injuste, destructrice, ravageuse... l'impossibilité de fonder un foyer, le déséquilibre permanent de quelqu'un qui faisait ce qu'il pouvait avec sa maladie...mon impuissance à m'aider, à l'aider.Je suis pourtant tombée enceinte de lui en février 2006, le verdict est tombé lui aussi, assourdissant. L'enfant était porteur de la maladie. J'ai dû engager une interruption médicale de grossesse à presque 4 mois. Je dois péciser que dans cette maladie, les couples ont une chance sur 2 d'avoir un enfant sein, tout dépend du gêne transmis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  C'est pourquoi, nous avions tout de même eu de l'espoir. Dans notre histoire chaotique et déchirante, nous avions vu cet enfant comme un cadeau. Mais le sort en a décidé autrement ! Bien sûr, avant le verdict, je suis passée par de très lourds examens pour définir la génétique de mon enfant, c'est pourquoi j'ai dû attendre si loin dans ma grossesse afin d'avoir, pour les médecins, suffisamment de patrimoine génétique à étudier.&lt;br /&gt;  Etant donné le caractère avancée de ma grossese, j'ai du accoucher. J'ai tenu mon enfant mort dans mes bras, mon ami à côté de moi, je vous laisse imaginer l'horreur. Notre histoire n'a pas résistée et après l'incinération du foetus, nous nous sommes séparés dans l'ultra violence des coups physiques et des insultes abominables, détruits par la perte de notre enfant Evan. "M", pour ne pas citer son nom m'a battue le lendemain de l'avortement et le jour de notre séparation, j'ai aussi rendu les coups.Nous étions arrivés à ce point de déchéance tellement nous ne pouvions plus communiquer, murés dans notre culpabilité et notre douleur. &lt;br /&gt;  Pour l'un, c'était d'avoir transmis la maladie, pour l'autre d'y avoir cru. Ce n'était pas la première fois, notre histoire avait déjà dégénéré dans les coups, mais je mettais ça sur le compte de la maladie et de notre impossibilité à nous aimer. Lorsque nous arrivions à dépasser la maladie, nous étions biens..ou presque car très différents malgré tout.&lt;br /&gt;  Et puis, 4 jours après l'enterrement, une ultime dispute a eu raison de tout. Nous savions que nous étions allés trop loin et ni l'un ni l'autre n'a rappelé, usés, désespéré. C'était fini...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En dernier lieu, je dois vous dire que je n'ai jamais eu le courage de quitter mon ami de 7 ans, dévorée par la peur d'avoir à supporter la myopathie. Mon ami de 7 ans était mon refuge, ma garantie de liberté même si je ne l'ai jamais aimé avec un grand "A", il était tout pour moi, il l'est toujours, je suis bien avec lui, si étrange que cela puisse paraître. Je ne sais pas si bien si je l'ai trompé.&lt;br /&gt;  Avec mon amant, ce fût peine perdue car malgré la pseudo-protection que j'avais érigé, j'en suis venue à vivre ce qui me terrifiait, une grossesse inerrompue pour cause de myopathie. Pourquoi n'ai-je pas réussi à enrayer cette histoire, pourquoi suis-je toujours en décalage avec mon ami de 7 ans avec qui je suis restée car j'ai toujours réussi à tout lui cacher, même la grossesse. Pourquoi, me suis-je laissée aller dans cet engrenage.Ma seule réponse était à l'époque "je n'ai pas la force de quitter cette personne malade"...par pitié, je ne sais pas mais je ne pense pas...&lt;br /&gt;  Aujourd'hui, je vis le deuil d'un amour perdu et de mon enfant...c'est insuportable, presque crucifiant...Pourtant en lisant votre livre, j'ai découvert que malgré le destin, j'avais été "l'instigatrice" de ce désastre sur bien des plans...Je ne veux pas me disculper mais le viol avait déjà était tellement dur pour moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je dois dire que j'en avais toujours eu conscience de cette relation toxique mais je ne pouvais m'empêcher de me sacrifier un peu plus chaque jour. Je voulais vaincre la maladie. Animée de bonnes intentions, je suis pourtant devenue extrêment violente envers "m". Je voulais l'aimer mais détruire la maladie qui l'avait en lui pour laquelle je lui en voulais. C'était complétement idiot je sais, car ce n'était pas de sa faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Aujourd'hui, magré la douleur, je veux vivre, vivre autrement et ne plus rentrer dans ces schémas. J'ai souhaité vous raconter mon histoire sans doute pour la déposer d'une part mais surtout parce votre livre ne sera pas suffisant et j'ai besoin d'aide. La bonne. Le deuil m'a considérablement affaiblie et je ne sais à qui me confier : psychanalyste, psychothérapeute ? Je ne veux pas me tromper de thérapie, je suis bien trop dans l'urgence. Le caractère détailliste de mon histoire me semblait important pour que vous puissiez me guider vers la bonne thérapie, D'avance un grand merci.&lt;br /&gt;Très sincèrement,&lt;br /&gt;Christelle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115579688741437789?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115579688741437789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115579688741437789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/08/christelle_17.html' title='Christelle'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115579515215861333</id><published>2006-08-17T08:05:00.000+02:00</published><updated>2006-08-17T08:12:34.246+02:00</updated><title type='text'>Marie 74</title><content type='html'>Bonjour &lt;br /&gt;Je viens de visiter votre site "souvenirs-souvenirs", aussi j'aimerais vous faire part de quelques souvenirs d'enfance qui me sont "revenus" en débutant votre dernier livre "Ces souvenirs qui nous gouvernent". Si vous les trouvez intéressants, s'ils peuvent aider quelqu'un à se souvenir à son tour, je vous remercie de les publier dans votre blog. &lt;br /&gt;Marie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus lointain &lt;br /&gt;  Je devais avoir 4 ans. Ma mère gardait le fils d'une voisine. Mon frère, qui avait 9 ans de plus que moi me donnait des ordres, m'incitait à aller voir ce jeune garçon qui devait avoir 11 ans  je crois et à le réveiller alors qu'il dormait, à force de petites claques et de pincements. Évidemment, l'enfant s'est mis à pleurer. Ma mère était fâchée, je crois me rappeler qu'elle nous a grondés. &lt;br /&gt;  Mais ce que je retiens de ce souvenir c'est d'avoir fait du mal à quelqu'un, de l'avoir fait pleurer. Peut-être est-ce l'une des raisons qui font qu'aujourd'hui je suis habitée par un grand sentiment de culpabilité… &lt;br /&gt;Un autre souvenir, à la même époque, est celui de mon frère qui grillait les mouches au soleil avec sa loupe. J'ai toujours trouvé ça dégoûtant et cruel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui que je refoule et qui revient, de temps en temps&lt;br /&gt;  J'ai 8 ans je crois. Je suis en vacances chez mon oncle et ma tante (où je passe habituellement toutes mes vacances). Je joue souvent avec Elisabeth, plus âgée que moi (entre 12 et 14 ans je crois). Elle vient me voir, nous nous amusons dans le jardin. Elle invente souvent des jeux. Elle m'impressionne car elle est plus grande, elle sait plus de choses, je la suis, je l'écoute, je suis docile (et très timide).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Un jour, Elisabeth décide d'un nouveau jeu. Un jeu du "papa et de la maman" amélioré si on peut dire. Elle prévoit une petite scène que nous devrons jouer toutes les deux. Elle m'explique que nous sommes un couple qui se retrouve le soir, un couple heureux de se retrouver… il n'y a pas vraiment de scénario, juste quelques directives (on se prend dans les bras, on s'embrasse…). Nous commençons dans les rôles de la femme pour moi et de l'homme pour elle. Ensuite il faudra intervertir les rôles me dit-elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Je suis dans la chambre. Je suis la femme qui attend le retour de son homme qui rentre du travail. Elisabeth arrive. Elle ouvre la porte. Me prend dans ses bras et m'embrasse tout de suite, sur la bouche. Je suis troublée, je deviens toute rouge. Elle en est consciente. Je ne suis pas au bout de mes surprises. Elle me parle comme un homme parlerait à l'amour de sa vie : "oh ma chérie, comme tu m'as manqué. Je suis content de te retrouver ce soir, de te serrer contre moi, viens là …. ". Elle me demande de m'allonger sur le lit, me caresse, ôte ma culotte (je me souviens encore de quelle culotte il s'agit, sa texture et sa couleur), embrasse mon sexe, le lèche. Je suis très mal à l'aise, et encore aujourd'hui en écrivant ceci. Mais en même temps, je découvre le plaisir (allié à une culpabilité certaine). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Il faut songer à échanger les rôles. Ça n'a pas duré très longtemps, pas assez à mon goût, et à vrai dire, je n'ai pas envie de "faire l'homme".  Mais Elisabeth a "rempli sa part du contrat" et je m'exécute à mon tour. Je suis gênée, rouge de honte, et surtout dégoûtée. Ça ne me plait pas de faire "ça". Je n'y prends pas de plaisir, je ne trouve pas cela agréable. Je me force. Je me dis que c'est comme ça, qu'elle l'a fait aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ce souvenir revient me hanter de temps en temps et j'ai toujours ce sentiment de culpabilité. Ma famille est catholique pratiquante, il est donc facile de deviner de quelle manière j'ai été éduquée. Oui, je me suis sentie honteuse et coupable. Et encore aujourd'hui j'y pense. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus douloureux&lt;br /&gt;  Mars 1978.J'ai 12 ans. Je rentre du collège pour déjeuner chez moi comme tous les midis. Ma mère m'apprend que mon oncle (chez qui je passais mes vacances, cf. plus haut) a eu un accident de voiture très grave. Qu'il va très mal. Et qu'elle part cet après midi même pour rejoindre ma tante (qui habite à 300 km de chez nous) et être près d'elle. Je suis très triste. J'aime beaucoup mon Oncle E. qui, je dois le préciser, fait office de père pour moi car mon père, bien que très présent physiquement, ne me montre pas beaucoup d'affection. Avec mon oncle E. je ris, je m'amuse, j'ai l'impression d'exister. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  En rentrant, j'apprends par mon père, mon frère et ma sœur que mon oncle est décédé des suites de ses blessures. Quelque chose se brise en moi, je suis anéantie. Le soir même, nous regardons tous les 4 le journal télévisé et à ma grande stupeur, le présentateur parle du décès de mon oncle. Il explique que ce directeur d'entreprise n'a pas supporté les grèves des ouvriers dans son usine, et que dépressif et n'ayant pas le pouvoir de décision quant aux demandes de ses employés, il avait mis fin à ses jours en se pendant sur son lieu de travail. Déjà très secouée, je reçois une grosse gifle. Je regarde mon père, ma sœur, mon frère et je dis : "mais ça veut dire quoi, ça ? ". On me répond (je ne sais plus lequel des 3) : "tu sais les journalistes ne racontent pas toujours la vérité. Il a eu un accident de voiture, tu sais bien, on te l'a dit". Je me tais. Je suis timide, renfermée. Je ne proteste pas. Et de toute façon je ne suis pas sûre de tout comprendre. Je suis naïve, je fais confiance à la réponse qui m'a été donnée et pourtant, cette photo de mon oncle sur l'écran de la télévision, la voix du journaliste, pourquoi avoir inventé cela. J'essaie de refouler, j'ai peur et j'ai mal. J'ai beaucoup de mal à dormir. Je pense à mon oncle E. qui n'est plus là, qui ne me fera plus rire, je me sens vide et tellement triste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Quelques jours plus tard, nous arrivons chez ma tante pour assister à l'enterrement. Tout le monde pleure, murmure et chuchote. Ma tante est courageuse. Je ne me souviens plus si j'ai vu mon cousin qui avait 5 ans. Je crois qu'il est resté chez une sœur de son père. J'ai mal aussi pour lui. La cérémonie est pénible, je voudrais partir, c'est vraiment horrible. Pour aller au cimetière, c'est un frère de ma mère qui m'emmène dans sa voiture. Gentil, mais très curieux et un peu cancanier… je pleure à chaudes larmes. Il me dit "allez, ça va aller. Qu'est ce que tu en penses toi de tout ça ?". Je réponds entre deux sanglots : "j'sais pas. Ils ont dit à la télé qu'il s'était suicidé". Et là il me répond : "Ben c'est vrai". Nouveau coup dur, nouvelle souffrance. Pourquoi ma mère m'a menti ? Pourquoi m'ont-ils tous menti ? Je me sens trahie et encore plus triste de tout ce gâchis. On a estimé que je n'étais pas "digne" de connaître la vérité. Je suis en colère mais je me tais. Comme d'habitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Ce souvenir est encore douloureux aujourd'hui. Je pense souvent à mon oncle et il me manque autant que mon papa décédé il y a 5 ans d'un cancer du poumon. Parce qu'il m'avait donné de la tendresse et de l'attention. Parce que pense qu'il me comprenait. Parce qu'il s'intéressait à moi. &lt;br /&gt;  Aujourd'hui, je me sens encore comme cette fillette de 12 ans, souvent mise à part. après 15 ans de mariage pendant lesquels j'ai subi plus qu'agi dans ma vie, j'ai fini par divorcer. Je vis seule avec mes deux enfants. Je suis de plus en plus seule. J'essaie de comprendre pourquoi je n'ai pas d'amis, pourquoi je suis comme ça. &lt;br /&gt;  J'ai lu votre livre "comment je me suis débarrassé de moi-même", je viens de commencer "ces souvenirs qui nous gouvernent", j'espère y trouver quelques réponses. Mon problème c'est que je comprends les choses, mais je ne sais pas comment les faire changer. Merci à vous de m'avoir lue jusqu'au bout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115579515215861333?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115579515215861333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115579515215861333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/08/marie-74.html' title='Marie 74'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115409808271586160</id><published>2006-07-28T16:44:00.000+02:00</published><updated>2006-07-28T16:48:02.820+02:00</updated><title type='text'>Alice, 21 ans, Paris</title><content type='html'>Lorsqu'on me parle de mauvais souvenirs, trois d'entre eux surgissent dans ma tête. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;L'escalier de ma maison. J'ai huit ou neuf ans. Je suis assise sur la marche la plus haute, la tête posée entre mes mains, les larmes qui coulent sur mes joues. Les cris de mes parents résonnent en moi comme des centaines de lames de rasoir acérées. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Hiver 2003. Je suis à Londres avec mon père dans une chambre d'hôtel. Je me prépare à sortir pour un concert. Je prends une douche puis je me regarde dans le miroir, nue. L‚image de mes os saillants m'envoie un électrochoc. Je suis anorexique. Je ne peux désormais plus le nier. Mes fesses sont inexistantes, mon coccyx est dépourvu de son enveloppe. Je meurs à petit feu.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Mi-septembre 2004. Je viens d'emménager sur le campus de mon université à L. Je suis dans la chambre d'une amie, je consulte mes mails. Machinalement, je vérifie ceux de mon amoureux. Trois emails de Céline. Je clique. Je m'effondre littéralement sur le sol en sanglots. Il me trompe. Depuis combien de temps ? Je ne peux plus respirer. J'ai une épée enfoncée dans mon estomac. La douleur est violente, profonde. Mon coeur saigne comme jamais il n'a saigné auparavant. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Alice&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115409808271586160?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409808271586160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409808271586160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/07/alice-21-ans-paris.html' title='Alice, 21 ans, Paris'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115409777076230626</id><published>2006-07-28T16:35:00.000+02:00</published><updated>2006-07-28T16:42:54.486+02:00</updated><title type='text'>KAD</title><content type='html'>A la naissance de mon aîné, je me suis débarrassé mon lit conjugal (j'ai déménagé dans un appartement où les chambres sont plus petites que la chambre de l'ancien appartement) car le lit était trop grande pour la chambre. Il n'y a rien d'anormal, me direz-vous, mais cela ne s'arrête pas là. Je continue à me débarrasser des lits l'un après l'autre sans me demander la réelle raison. Soit je trouve que lit n'est pas confortable, ou il est moche, ou qu'il fait trop de bruit...&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; Après cchacune de ces actions, je dormais par terre sur un tapis de gym, par exemple en attendant le nouveau lit arrive. Mon mari continuait à dormir sur son lit car nous faisions chambre à part depuis longtemps. En l'espace de treize ans, j'ai mis dehors environs six lits tout neuf et je dormais toujours par terre. Mon mari m'a dit que j'étais "dépossédée et folle". J'étais désespérée et un jour j'ai pu mis fin à ces folies. J'ai pu trouver la raison qui m'a poussé à faire ces gestes ridicules, il y a la racine dans mon enfance chaotique.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Comme au Vietnam, on n'a pas de chambre d'individuelle, tout le monde dort dans la même chambre, souvent 3 ou 4 dans un même lit. Je dormais avec mon père, ma mère avec mon frère. Ma grande soeur dormait toute seule au rez-de-chaussée pour échanger ces lettres d'amour avec son chéri (en cachette, bien sûre). Un jour m'a soeur a mis le feu par inadvertance et depuis ce jour-là, seulement mon père dormait au 1er étage. Le reste dormait en-bas. Il y avait un lit mais ma mère a préféré dormir par terre tout près de la fenêtre. J'avais honte de dormir là, car les gens peuvent regarder à travers les fentes de la fenêtre (je suis très pudique!). En plus, tous les soirs il faut laver le sol avant de poser la natte... Je suis quelqu'un qui vis dans les rêves pour échapper à la dureté et à la banalité de la vie. Dans les moments de rêverie, j'imaginais me réveiller un matin dans une chambre du style princesse avec les décorations romantiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, un jour, j'ai pu réalisé mon rêve d'avoir une chambre avec un lit (pas comme dans mes rêves mais quand même une chambre complète avec un armoir, un lit et deux chevets assortis) quand je suis arrivée à Genève. Cela a duré trois ans avant que ces cauchemars ne commence! &lt;br /&gt;Maintenant, j'ai compris la raison qui m'a poussé à faire ces gestes ridicules, je pense c'est une "loyauté invisible". Je pense à acheter un nouveau lit ou canapé l'année prochaine pour pouvoir enfin dormir plus confortablement et je le garderai aussi longtemps que je vivrai sous mon toit. Et un jour j'aurai de nouveau une chambre complète comme dans mon rêve de mon enfance...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115409777076230626?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409777076230626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409777076230626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/07/kad.html' title='KAD'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115409685733188323</id><published>2006-07-28T16:27:00.000+02:00</published><updated>2006-07-28T16:27:37.410+02:00</updated><title type='text'>Kimmy 2</title><content type='html'>Je vous remercie pour votre idée de ce blog. Mes souvenirs, ils sont souvent plus tristes que gai (c'est ma nature mélancolique et pessimiste, sans doute). Voici un autre souvenir de ma vie.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Je suis quelqu'un de nature réservée, pudique et très timide, je rougis facilement (c'est très embêtant pour moi). Cela est dû sûrement à mon enfance assez solitaire et très complexée. Mes deux seuls plaisirs pour moi c'était la lecture pour rêver et manger pour compenser mes angoisses et tritesse! Je n'étais pas obèse mais en surpoids, je ne pense qu'à manger, je mangeais en cachette les morceaux de sucre de canne, les desserts je finis toujours avant les autres et après j'insiste pour qu'on me donne une petite bouchée. Quand à l'argent que je reçois pour les fêtes, c'est sûrement pour les friandises que je dépense, au contraire de ma soeur, elle le dépense pour les bijoux ou vêtements.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;J'étais très malheureuse sans me rendre compte, j'ai compris à l'âge de 40 ans, lorsque ma prof m'a dit de tracer le schéma de ma vie de la naissance jusqu'à la mort. J'avais des éclats de sanglots violents et cela durait pendant longtemps et tous les souvenirs sont remontés à la surface que j'avais complètement oubliés pendant plus de 30 ans. Je me souviens l'image d'une petite fille dodue que ma mère m'a comparé à un éléphante, ronde comme un oeuf, et  mon père me disait de faire des  excercies pour maigrir, mais personne ne parlait avec moi pour comprendre mes tritesse, mes douleurs et ma solitude que je compense en mangeant! Ma soeur aînée et mince est jolie, mon petit frère est le chouchou de la famille est mince aussi, je suis au milieu et grosse. J'avais les dents toutes abîmées à force de manger trop de sucrerie et aussi la nuit. Je pleurais souvent à cause des rages de dents, j'avais les joues gonflées comme des hamsters. En plus de ça, j'étais énurésique et souvent malade, j'étais une charge et source de malheur pour mes parents, je crois.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Ma mère est anxieuse de nature, elle était énervée quand je tombe malade, parfois je reçois une gifle de sa part avant de prendre soins de moi. Malgré la peur de sa colère, j'aimais tomber malade pour qu'on m'occupe de moi, me faire des choses à manger que j'aime. J'ai été hospitalisée plusieurs fois dans mon enfance et je garde toujours des bons souvenirs, c'était le calm et la gentillesse des infirmières... Je rêvais toujours un ailleurs mais sans savoir où, j'adorais de lire les contes de fées, les phénomènes surnaturels, j'avais très peur des fantômes mais j'adorais lire les inscriptions sur les tombeaux, les histoires anciens des empereur et des impératrices du monde entier, surtout quand c'est tragique comme la famille de Tsar en Russie, je me sens très triste pendant longtemps.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Mon adolescence était misérable à cause de la chute du Saïgon, mon père a perdu du travail et vivait presque en cachette. Nous avons perdu presque toute notre économie placé dans une banque. Le quotidien c'était la tension, les disputes entre les parents (voire même les coups de pieds ou des gifles), le combat pour la survie au quotidien...&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;J'ai pu quitter mon pays par un miracle inespéré mais après quelque temps, je me retrouve replonger de nouveau dans la tritesse, la peur et le sentiment d'abandon que je vous raconterai la prochaine fois car je dois partir maintenant.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Kimmy&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115409685733188323?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409685733188323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409685733188323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/07/kimmy-2.html' title='Kimmy 2'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115409652458938995</id><published>2006-07-28T16:19:00.000+02:00</published><updated>2006-07-28T16:22:06.993+02:00</updated><title type='text'>Isabelle</title><content type='html'>Bonjour&lt;br /&gt;J'ai 30 ans. Je fais un travail sur moi depuis quelques années déjà.&lt;br /&gt;Un souvenir me hante, quelque chose que je ne peux réveler à personne, et dont, pourtant, j'aimerai connaitre le sens.&lt;br /&gt;Je pense être quelqu'un d'équilibré, enfin pas moins ni plus que la majeur partie d'entre nous, ce que je veux dire, c'est que j'ai un mari, des enfants, des relations harmonieuses.&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, je suis venue à me questionner sur l'éventualité d'attouchements que l'on aurait portés à mon corps. Je n'ai aucun souvenir de cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j'avais 6 ou 7 ans, j'ai le souvenir très net d'avoir voulu embrasser ma chienne sur la bouche, d'avoir voulu l'embrasser avec la langue, et d'avoir essayé de faire en sorte qu'elle me lèche à des endoits où à cet âge, on ne pense même pas à se caresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, je me dis que ce souvenir est peut-être une preuve d'avoir subi des choses, car même si la honte demeure, il n'en reste pas moins étrange de tenter d'avoir des relations intimes avec un animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, c'est un soulagement pour moi d'avoir posé cette valise.&lt;br /&gt;Isabelle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115409652458938995?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409652458938995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115409652458938995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/07/isabelle.html' title='Isabelle'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115346927561959472</id><published>2006-07-21T10:05:00.000+02:00</published><updated>2006-07-21T15:19:39.280+02:00</updated><title type='text'>Kimmy</title><content type='html'>J'ai très peur des reptiles, surtout les lézards, car quand j'étais petite un grand lézard est tombé dans ma chemise. J'étais terrorisée et depuis j'ai cette phobie. Comme j'étais énurésique, toute les nuits je devais aller "faire pipi". J'habitais au Vietnam et la nuit quand on allume de la lumière, on voit toute sorte d'insectes et surtout les lézards! A cause de cela que je faisais souvent pipi au lit et j'étais très malheureuse. &lt;br /&gt;    Un jour, ma petite cousine venais chez nous pour quelques temps et elle avait environs cinq ou six ans et moi environs douze. Comme presque d'habitude, j'ai mouillé le lit et comme j'avais trop honte d'avouer, je l'ai faite porter chapeau. Elle a protesté et sa mère a dit que c'était sûrement pas ta grande cousine. C'était honteux de faire porter la faute sur quelqu'un mais c'est trop humiliant de faire pipi au lit à douze ans.&lt;br /&gt;    Kimmy&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115346927561959472?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115346927561959472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115346927561959472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/07/kimmy.html' title='Kimmy'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115088935189282817</id><published>2006-06-21T13:28:00.000+02:00</published><updated>2006-06-21T13:29:12.893+02:00</updated><title type='text'>Lettre à mes ennemis</title><content type='html'>A Christine, Karine, Mhédi et les autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’écris cette lettre pour vous dire tout le mal que vous m’avez fait en me harcelant sans cesse, en attendant chaque matin, chaque récréation, chaque midi et chaque soir de pouvoir me frapper, m’insulter, me ridiculiser en me mettant « plus bas que terre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai ressenti beaucoup de haine envers vous. J’aurai voulu, à moi seule, être aussi forte que vous réunis ! Je me suis sentie coupable de ne pas l’être. &lt;br /&gt;Alors, j’ai tout gardé en moi. Tel un petit soldat, j’ai bravé la violence et échappé aux coups. &lt;br /&gt;Vous n’en savez peut-être rien car je n’ai jamais baissé les armes, jamais baissé les yeux, jamais je ne vous ai offert ce que vous attendiez. Je ne suis pas tombée.&lt;br /&gt;Mais j’avais peur, je me sentais sans cesse traquée, de plus en plus isolée face à l’incompréhension. &lt;br /&gt;Ainsi, la manipulation que vous exerciez sur l’entourage me faisait perdre « tout » : des amis, la séduction que je pouvais exercer sur les garçons, l’approbation des professeurs, la confiance que mes parents avaient mise en moi, une ouverture plus large et plus tranquille sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis un jour, j’ai quitté cette école, puis une autre… pour finalement me retrouver dans la vie active. J’ai alors repris les armes, repris le combat. Cette fois j’ai décidé de me battre contre moi. Moi contre moi, pour que ça ne recommence jamais. &lt;br /&gt;Puis,  je me retrouve devant les mêmes personnes, celles qui vous ressemblent, et tout recommence : la traque, la peur du lendemain, l’humiliation…&lt;br /&gt;Alors, à cause de vous, peut-être, que ce « moi » traumatisé a vaincu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je comprends qu’il n’a pas de bataille à mener contre moi. Je n’ai rien fais de mal. Ce « moi » traumatisé c’est vous ! Je ne suis que votre victime et j’attends de vous du respect, de la repentance, un pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stéphanie&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115088935189282817?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115088935189282817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115088935189282817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/06/lettre-mes-ennemis.html' title='Lettre à mes ennemis'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-115017554818480318</id><published>2006-06-13T07:09:00.000+02:00</published><updated>2006-06-13T07:12:28.426+02:00</updated><title type='text'>Cher PAPA</title><content type='html'>Cher papa,&lt;br /&gt;Ce que tu m’as dit « que je suis gros » m’a fait mal car maintenant j’ai honte de me montrer dans la piscine en maillhau, car maintenant j’ai honte de mon ventre. H. me casse le moral, elle m’embête tout le temps, elle me harcelle. J’aimerais que vous arrêtiez de faire des remarques sur mon ventre.&lt;br /&gt;Merci PAPA&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signé : Max&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-115017554818480318?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115017554818480318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/115017554818480318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/06/cher-papa.html' title='Cher PAPA'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-114855866407309891</id><published>2006-05-25T14:02:00.000+02:00</published><updated>2006-05-25T14:04:24.766+02:00</updated><title type='text'>Evelyne - 17 mai 2006</title><content type='html'>4 août 1953 – 3 novembre 2004&lt;br /&gt;Le plus beau cadeau de ma vie a été toi, GILLES, mon frère. Tu as sans doute trop donné aux plus paumés d’entre nous. Aujourd’hui, tu nous manques terriblement mais nous continuons à cultiver ta joie de vivre, toi le musicien, le poète, l’homme complet.&lt;br /&gt;Si des pouvoirs surnaturels existent, aide-nous de ton au-delà.&lt;br /&gt;Je t’embrasse du fond du cœur.&lt;br /&gt;Evelyne&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-114855866407309891?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114855866407309891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114855866407309891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/05/evelyne-17-mai-2006.html' title='Evelyne - 17 mai 2006'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-114667281790091766</id><published>2006-05-03T18:10:00.000+02:00</published><updated>2006-05-03T18:22:26.510+02:00</updated><title type='text'>J'espère que vous prendrez mon souvenir en considération</title><content type='html'>Souvenir de ma première hospitalisation en hopital psychiatrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  1994, salle d’accouchement : j’accouche seule, dans la souffrance et le chagrin (je viens juste de perdre ma maman). Mon troisième bébé sur trois ans et demi !&lt;br /&gt;  Le congé de maternité est terminé, je reprends le travail, pas de possibilité de prendre un congé parental, on vient de faire construire, le banquier tient bien ses comptes, mon salaire est indispensable !&lt;br /&gt;  Je reprends donc le travail, je suis professeur des  écoles, fatiguée, épuisée par mes trois grossesses rapprochées, et j’ai encore en moi la perte cruelle de ma maman. Je n’en peux plus, je n’arrive plus à assumer le travail et mes trois bouts âgés de moins de cinq ans. &lt;br /&gt;  Et ce qui doit arriver arrive. Je commets un geste démesuré : réanimation ! Je suis sauvée ! On m’envoie donc dans un hôpital psychiatrique : la porte s’ouvre facilement et là j’ai un tableau devant mes yeux. Des personnes hurlent, je  vois des gens nus allongés par terre  en train de se masturber, des patients courent sur moi et j’entends « mégots, mégots ! » Je panique, je cours vers la sortie, et je m’écroule : la porte est fermée ! Plus tard, je veux me rendre aux toilettes et là, je vois un mélange d’excréments et de cendre de cigarette sur les murs et sur les toilettes ; je ne  peux même pas me soulager. Je dois trouver un système, je prends mes draps et m’y soulage et je fais l’échange. Là, pas de problème : ici l’hygiène c’est important !!! Et dire que deux jours auparavants j’enseignais encore la grammaire et les mathématiques dans ma classe, j’étais normale, et du jour au lendemain, j’ai été plongée dans le monde des fous. Tout cela parce que j’ai eu le tort d’être … désespérée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S, 28 avril 2006&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-114667281790091766?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114667281790091766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114667281790091766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/05/jespre-que-vous-prendrez-mon-souvenir.html' title='J&apos;espère que vous prendrez mon souvenir en considération'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-114503495019327892</id><published>2006-04-14T19:08:00.000+02:00</published><updated>2006-04-14T19:16:06.026+02:00</updated><title type='text'>Joel</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je scrute régulièrement votre blog "souvenirs-souvenirs". Cela me donne envie d'y apporter ma contribution. J'ai choisis de puiser dans mes souvenirs agréables pour tenter d'équilibrer les terribles témoignages présentés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« POUR CHANGER DE MONDE, IL SUFFIT DE CHANGER DE REGARD »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais peut être cinq ans.&lt;br /&gt;A cette époque nous nous rendions souvent en visite chez mon oncle qui tenait une exploitation agricole. Sa ferme était perdue au cœur de la montagne. Mes parents n’étaient  pas motorisés, ces visites prenaient des allures d’expédition.&lt;br /&gt;Nous passions ces journées avec mes cousins et cousines en explorations fantastiques : il y avait la grange à foin, immense comme une cathédrale ; des machines agricoles aux mécanismes complexes et surtout, il y avaient ces courses poursuites entre les boqueteaux de noisetiers avec la douce jument comtoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartions à la nuit. La route était longue, j’étai épuisé et mon père me prenait sur ses épaules. Alors, de sa foulée souple et puissante, il laissait en arrière le reste de la famille et m’emmenait au travers de chemins connus de lui seul. Dans cette nuit bruissante, j’étais  terrifié : des branches me frappaient le visage (mais était ce bien des branches ?), nous tombions parfois nez à museau avec une vache égarée qui partait au triple galop….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de mon père s’élevait : « il faut venir ici, dans cette clairière au plus fort de l’hiver, en ce point unique de la région, tu découvriras toute la chaîne des Alpes ; là, se trouve le grand hêtre roux, à l’automne, c’est un flamboiement et si tu sais être patient, tu pourras surprendre le jeu des jeunes chevreuils. Regarde le ciel, à l’horizon, l’étoile du berger se couche et Orion se déploie, ce ciel est fait de mondes que nous ne soupçonnons pas. Choisis une étoile, elle te guidera toujours… » &lt;br /&gt;De cette obscurité, mon père faisait jaillir la lumière, de cette terreur, une poésie et un espoir….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la vie est passée par là.  Je ne compte plus les sales coups, les coups durs et les coups tordus. Je suis tout couturé de cicatrices, il y a des plaies ouvertes et je sais que certaines ne se refermeront jamais….Mais, lorsque la pression se fait trop forte, et qu’approche la limite de rupture,  je repense à mon étoile. Elle me relie à cet enseignement initiatique. Elle me dit qu’il faut lâcher prise, regarder les choses autrement  et qu’il suffit de changer d’angle pour la distinguer  la joie qui se profile à coté de la douleur et que parfois, sur une immense peine peut naître un nouveau bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joël&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-114503495019327892?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114503495019327892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114503495019327892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/04/joel.html' title='Joel'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-114483958017363766</id><published>2006-04-12T12:58:00.000+02:00</published><updated>2006-04-12T12:59:40.736+02:00</updated><title type='text'>Isabelle</title><content type='html'>bonjour,&lt;br /&gt;je suis issue d'une famille  "bourgeoise" et protestante ; d'une famille nombreuse (je suis la sixième d'une fratrie de 6 enfants) ; un père très sévère, militaire de carrière, lui même pleins de frustations (je suppose) et une mère "poule", ayant reçu une éducation du 19e siècle. Le couple que formait mes parents ne laissait paraître aucune tendresse : Un mari autoritaire et une épouse à son service. Tout était "managé", à la baguette ; Lorsque mon père était au travail (médecin), c'était la liberté, à la maison ; dès qu'il était de retour, on entendait les mouches voler !  Nous avions tous très peur du père. Les enfants restaient dans leurs chambres, ou partaient chez leurs copains. L'entrée dans la vie professionnelle  (et dans la vie tout court) a été difficile pour moi ; Infirmière, j'ai commençé à faire du libéral ; j'avais trop peur des médecins...Puis, la soif d'apprendre et d'être au contact d'une équipe m'a permis de rejoindre une structure hospitalière. Quelle épreuve ! Parrallèlement, je m'installais avec mon compagnon (j'avais alors 24 ans) et je mettais mon fils ainé au monde ; beaucoup de choses à gérer, et ce n'était pas toujours facile ; mon compagnon, issu d'une famille paysanne (et un père suicidé lorsqu'il avait 14 ans), voulait vivre du spectacle ; ce qui veut dire, toujours beaucoup de monde à la maison (envahissement permanent !), des répétitions de spectacles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que des départs ou des retours de spectacles ; pas de revenus (sauf le mien) ; Inconsciemment, j'ai reproduis l'image maternelle : gérer le côté domestique, les enfants (au nombre de 3 maintenant), Et bien sûr, une disponibilité physique, n'osant pas refuser, même si j'étais pleine d'amertume ; et lorsqu'enfin, j'ai osé de temps à autre refuser, j'avais un mur en face de moi, qui boudait pendant 3 jours, jusqu'à que je cède à nouveau pour avoir la paix !  Amertume,  parce que jamais un merci, un mot de reconnaissance ou une attention particulière à mon égard. Notre couple n'a pas été construit sur un projet commun, mais avec toute notre énergie mise à la disposition de la réussite professionnelle de mon compagnon. J'ai même arrêté mon métier pendant plus de 4 ans, pour être encore plus disponible pour lui ; j'ai également  fait une autre formation pendant 2 ans et passer un autre diplôme (ce qui m'a demandé énormément d'énergie, et fait vivre beaucoup d'humiliation) pour l'aider à concrétiser ses projets (qui n'aboutiront pas d'ailleurs !!!) Maintenant, j'ai repris mon métier à l'hôpital, non sans mal...Et mon mari a vécu une belle période de dépression ; son avenir professionnel étant plus qu'incertain.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai 41 ans ; nous nous sommes mariés pour pouvoir devenir propriétaire d'une belle propriété ( il y a 7 ans), afin que mon mari puisse aboutir à son projet de construction d'un bâtiment professionnel. Mais que reste-t-il entre nous ? Voilà plus d'un an que nous n'avons plus de vie sexuelle ; je ne supporte plus qu'il vienne me toucher. Je ne supporte plus notre relation ; il n'y a pas de communication entre nous ; nous ne savons pas parler de nos attentes, de nos envies, de nos sentiments, de notre vie, de l'éducation que nous avons envie d'apporter à nos enfants ; j'ai le sentiment que nous n'avons rien à nous dire ou plutôt que si je n'avance pas mes pensées, mon mari est incapable de formuler les siennes.. &lt;br /&gt;Nous vivons sous le même toit, point ; Chaque jour qui passe est un jour de plus pendant lequel les enfants ont leurs 2 parents ensemble.&lt;br /&gt;Quand aurai-je la force de tourner la page ? J'ai tellement mis d'énergie à construire cette vie que j'ai l'impression de ne plus en avoir pour en construire une nouvelle. Pour l'instant, je n'ai que l'espoir, qu'un jour, j'aurai à nouveau  l'envie d'aimer, de rire, de partager, de donner et de recevoir (sans réclamer ou sans attendre), de me laisser aller à l'ivresse du plaisir physique, sans culpabiliser ou sans sentiment de honte mais avec un autre homme.&lt;br /&gt;Isabelle&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-114483958017363766?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114483958017363766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/114483958017363766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/04/isabelle_12.html' title='Isabelle'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-113690007700442506</id><published>2006-01-10T14:30:00.000+01:00</published><updated>2006-01-10T14:37:53.640+01:00</updated><title type='text'>Nathalie</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;Lorsque j'étais petite j'ai été violée à plusieurs reprises par un voisin de mon quartier. Je n'avais que 5 ans. Il me disait : "si tu parles, tes parents vont te gronder..."(Il me donnait des bonbons pour que je me taise.) Voilà le drame de ma vie...Il n'y a pas de mot face à de tels actes. &lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai 37 ans, et c'est trop tard ; il n'a jamais été puni. Je n'avais jamais osé parlé jusqu'à ce jour car la peur et la honte étaient au rendez-vous. Ce pédophile m'a injecté comme un poison : la peur, le manque de confiance en moi, la culpabilité, la honte... Adulte, je suis devenue obèse (117 kg) car j'ai continué à manger bonbons et autres friandises à l'excès pour continuer à me taire.&lt;br /&gt;Un jour j'ai décidé que j'avais le droit d'exister et de devenir une femme à part entière et j’ai entamé une psychothérapie. Aujourd’hui, j’ai réussi à m’en sortir. Je pèse 67 kg, je suis mariée, j’ai 4 enfants.&lt;br /&gt;Nathalie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie a écrit un livre pour raconter son histoire. Tapez : http://www.nathalie-traisnelimperatori.com&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-113690007700442506?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113690007700442506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113690007700442506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/01/nathalie.html' title='Nathalie'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-113619268691744770</id><published>2006-01-02T10:03:00.000+01:00</published><updated>2006-01-02T10:04:46.976+01:00</updated><title type='text'>Caroline</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;Je m’appelle Caroline. Quand j’étais petite, j’ai surpris une conversation de mes parents. Mon père a dit à ma mère : de toute manière, je sais très bien que ta fille n’est pas de moi. C’est la fille de ton ancien collègue de bureau à Nancy. Alors que j’étais une petite fille heureuse, depuis ce jour là, j’ai cessé de vivre et ma vie est devenue un cauchemar. Je n’étais pas la fille de mon père. J’ai eu très peur et je ne l’ai jamais dit à personne. Voilà. Je sais pas si ça changera quelque chose, mais maintenant c’est dit. On devrait jamais garder des trucs pareils pour soi tout seul ça fait trop mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-113619268691744770?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113619268691744770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113619268691744770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/01/caroline.html' title='Caroline'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-113619082720092815</id><published>2006-01-02T09:33:00.000+01:00</published><updated>2006-01-02T09:33:47.253+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bienvenue à tous !&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;  Certaines personnes ont vécu des choses difficiles ou étonnantes durant leur enfance, qu’elles n’ont jamais pu exprimer nulle part et qui continuent à leur coller à la peau une fois adultes. Cela peut être un traumatisme, une injustice, une trahison, une désillusion. Cela peut être aussi une coquinerie ou un larçin que vous avez commis et que vous n'avez jamais eu l'occasion de révéler à personne.&lt;br /&gt;   Le blog souvenirs.souvenirs est destiné à accueillir anonymement ce genre de souvenirs dont vous avez envie ou besoin de vous défaire. Il peut donc s’agir de souvenirs douloureux, embarrassant ou  pénibles, ou, tout aussi bien, de souvenirs émouvants,  attachants ou drôles.&lt;br /&gt;  Souvenirs.souvenirs n’est pas un lieu d’échange. Ceux qui veulent déposer un souvenir personnel le feront en m’écrivant par mail à l’adresse pg.estrade@free.fr ou en m’écrivant par la poste sur une carte postale à l'adresse suivante : Patrick Estrade, 1, avenue Miltat, 06100 Nice, France. Si le souvenir qui m’est envoyé répond aux règles du respect des personnes et de la convivialité, je ne manquerai pas de le faire figurer dans souvenirs.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;souvenirs-souvenirs (English)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  Souvenirs-souvenirs is a souvenirs box, a kind of memories mail service destinated to those who would like to anonymously deposit a souvenir of their childhood they never could deposit anywhere. It can be an intimate or painful souvenir, or a touching, engaging, or funny souvenir your wish to share with other people.&lt;br /&gt;  This blog is starting at the same time as the publication of my book « Ces souvenirs qui nous gouvernent : comment les interpréter, comment les comprendre » (these souvenirs which rule our life : how to interpret them, how to understand them).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Welcome to everyone&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;  Some of us have lived a hell of a life and have endured psychical or emotional traumatisms, which could not be shared nor got rid of and which continue, in our adult age, to torment us.  &lt;br /&gt; Some others have lived estonishing or funny thing, secret events (lies, little larcenies...) they never had the opportunity to share with anybody.&lt;br /&gt;  The intention of this blog is to receive anonymously the souvenirs of everybody wishing to share this kind of secret events of his/her childhood. Please, understand that this blog cannot be a forum or an interactive spot. If you wish to deposit a personal souvenir, you can do it by sending a mail to my email-address : pg.estrade@free.fr . You can also write a postcard (only postcards, please) to the following address : Patrick Estrade, 1, avenue Miltat, 06100 Nice, France. If your souvenir is respectful and user-friendly, I will publish it on this blog.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-113619082720092815?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113619082720092815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113619082720092815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/01/bienvenue-tous-certaines-personnes-ont.html' title=''/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-113618781001990394</id><published>2006-01-02T08:42:00.000+01:00</published><updated>2006-01-02T08:43:30.170+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-113618781001990394?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113618781001990394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113618781001990394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2006/01/blog-post.html' title=''/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-19481154.post-113514813827456383</id><published>2005-12-21T07:52:00.000+01:00</published><updated>2006-01-02T09:48:00.563+01:00</updated><title type='text'>Patrick  Estrade</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/7593/1928/1600/P.%20Estrade%20rate.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7593/1928/320/P.%20Estrade%20rate.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19481154-113514813827456383?l=souvenirs-souvenirs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113514813827456383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/19481154/posts/default/113514813827456383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-souvenirs.blogspot.com/2005/12/patrick-estrade.html' title='Patrick  Estrade'/><author><name>Patrick Estrade</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10471543792375576576</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
